
[Cyclisme] Tour de France 2011. 18e étape : Pignerol (Ita) - Serre-Chevalier (200,5 km).
Retour en France, avec trois gros cols au menu : Agnel emprunté pour la première fois dans ce sens, l'Izoard et sa légendaire Casse déserte et le Galibier. Ce sera l'occasion de célébrer les cent ans de ce col mythique, puisqu'il fut escaladé pour la première fois par les coureurs du Tour de France en 1911. L'arrivée, située à 2 645 mètres d'altitude, sera d'ailleurs la plus haute de l'histoire de la Grande Boucle. Elle effacera des tablettes celle de 1986, qui s'était terminée à 2 413 mètres au Col du Granon. Ce sera, à coup sûr, l'occasion d'un match entre ceux qui visent la victoire finale, ce jour-là comme celui d'après.
Résumé de la dernière étape :

Il a gagné :
Edvald Boasson Hagen n’est pas du genre à vivre sur les regrets. Déçu de s’y être mal pris la veille à Gap face à Thor Hushovd, le Norvégien s’est débrouillé comme un très grand ce mercredi entre Gap et Pinerolo. A l’instar de son aîné, le coureur de Sky est capable de briller sur tous les terrains. Il s’était imposé au sprint à Lisieux, après une bosse. Il a cette fois avalé une côte de 2e catégorie pour signer une victoire en solitaire. «Ce que je voulais, c'était ne pas avoir à répondre à trop d'attaques dans la dernière montée. Je suis parti derrière Chavanel et j'ai contré. Ensuite, je connaissais les virages de la descente presque par coeur. C'était assez facile pour moi», rapporte-t-il. Avec seulement deux coureurs au départ, la Norvège compte déjà 4 succès à son actif. La série devrait s’arrêter jeudi au Galibier. Normalement.
La journée des favoris :
Physiquement, Alberto Contador va bien. Gêné au pied de la dernière côte par une chute devant lui, l’Espagnol a eu le temps d’attaquer dans la montée, puis dans la descente. Avec son allié Samuel Sanchez. Comme la veille. Mais cette fois, leurs efforts n’ont débouché sur aucun gain. Ce n’est donc pas une bonne journée pour le Pistolero, qui reste le moins bien classé des candidats à la victoire finale au général (6e à 3’15’’). Contador compte encore près de deux minutes de retard sur Cadel Evans (+1’57’’) qui n’a pas accompagné ce mercredi le duo Sanchez-Contador. Il n’a toutefois pas perdu de terrain dans la montée. Pas plus qu’Andy Schleck (4e à 2’36’’). Habile cette fois-ci dans la descente, le Luxembourgeois a rassuré après une mauvaise journée. Frank reste néanmoins devant lui (3e à 1’22’’). Les deux hommes ont un intérêt commun avec Alberto Contador : reprendre du temps à Thomas Voeckler et Cadel Evans. Jeudi, il faudra passer obligatoirement à l’attaque. Et de loin de préférence (Agnel, Izoard, Galibier). «Ça va être l'étape du Tour», promet Andy Schleck.
La journée des Français :
Finalement, c’est là où on l’attendait le moins que Thomas Voeckler a lâché du terrain. Réputé excellent descendeur, le Français a pris tous les risques. Trop. «J’ai entamé la descente en tête du peloton, et je pense que j’ai été trop gourmand. Je suis allé trois fois dans le décor, dont une fois où c’était vraiment chaud». Sain et sauf, le Maillot Jaune concède 27 secondes. Toujours mieux que d’y laisser une clavicule. Mais sa marge se réduit sur Cadel Evans (+1’18’’) et les autres. «Je me sens plutôt bien, mais j’ai surtout l’impression que les autres sont de mieux en mieux», craint-il en prévision du Galibier. Arrivé dans le groupe des meilleurs, Jean-Christophe Péraud conserve sa 11e place au général (+7’53’’). La victoire d’étape, elle, ne veut toujours pas tomber. Jonathan Hivert (9e) avait malheureusement ouvert la voie à Thomas Voeckler, dans le sillage d’un Edvald Boasson Hagen que ni Sandy Casar (3e), ni Julien El Fares (4e) ni Sylvain Chavanel (5e) n’ont pu suivre.
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