[Foot] Championnat de France Ligue 2. 10e journée. Nantes / Tours à suivre en direct à 20h30 sur Eurosport !
Prise d'antenne : 20h00
Coup d'envoi : 20h30
Le FC Nantes de Baptiste Gentili est sur «le bon chemin» au moment de recevoir Tours, ce vendredi (20h30). Des progrès qui font du bien au club.
Avec le temps, on s'habitue. Il n'y a pas si longtemps, le FC Nantes était l'un des meilleurs clubs de France. Sacré champion en 2001, il était l'exemple à suivre, notamment pour son école de football, la fameuse Jonelière. Aujourd'hui, tout ça est bien loin. Et les amoureux de la grande époque en sont réduits à suivre les Canaris se débattre en Ligue 2, Championnat duquel il est très difficile de s'extirper. Sauvé in extremis l'an passé, le club est désormais tourné vers l'avenir, et une possible remontée qui récompenserait ses efforts depuis de longs mois. «Je dis toujours qu'un élève qui passe un examen a la pression quand il ne sait pas. Quand il a appris, il est serein. Nous, c'est un peu ça, estime l'entraîneur nantais, Baptiste Gentili. On sait très bien qu'on a eu un début de saison difficile, qu'on a été perturbés... les choses se mettent en place. On est sur le bon chemin. Il faut valider tout ça.»
Même si «l'équilibre est encore fragile», selon Gentili, Nantes va mieux, c'est incontestable. Oubliée cette longue descente aux enfers qui semblait interminable. Oublié ce remue-ménage autour du président Waldemar Kita, accusé à tort et à travers de tous les maux de la terre. A présent, le FCN veut avancer. Et force est de constater que tout le monde tire enfin dans le même sens. «Aujourd'hui, on a un entraîneur (Gentili) qui est un mec humain, l'équipe est intéressante, même si elle manque encore de caractère. J'ai fait revenir au club Ziani, Amisse, des super gars. Ça a pris du temps de faire le ménage, mais on est en train de créer une bonne ambiance familiale au sein du club», se félicitait Kita, mardi dans France Football. Son équipe a retrouvé du crédit, mais lui aussi.
Car depuis son arrivée en août 2007, l'homme d'affaires franco-polonais n'a pas été épargné. «Quand vous ne pouvez pas sortir du stade sans la police, qu'on tape sur votre voiture, il faut être solide pour supporter cela, se souvient-il. Mais je ne dramatise pas.» A l'inverse, Kita «assume tout» et n'a jamais eu autant envie de rester. «Je ne peux pas partir comme ça! Je suis un chef d'entreprise. Il y a 170 personnes à nourrir au FC Nantes. Admettons qu'un jour j'en ai marre. Qu'est-ce que je fais? Je pars en courant sans laisser d'adresse? Impossible», assure-t-il. Sixièmes avant de recevoir Tours, vendredi, les Canaris restent sur deux victoires d'affilée. Face au coleader, l'occasion est belle de confirmer. «On arrive à la dixième journée et je persiste à dire que c'est là qu'on se fait une idée et à se situer, annonce Gentili, prudent. Après ces trois matches, on y verra plus clair. Si on arrive à obtenir les résultats qu'il faut, on marquera certainement un avantage psychologique.»
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