[Cyclisme] Tour de France 2011. 13e étape : Pau - Lourdes (152,5 km).
Une 13e étape pour les baroudeurs qui savent passer les cols, car celui de l'Aubisque se situe à peu près à mi-parcours. L'an dernier, une des plus belles étapes du Tour fut celle de la Madeleine, dont le sommet se trouvait à plus de trente kilomètres de l'arrivée. Encore une fois, s'il y a de la bagarre, il suffit qu'un des favoris coince pour que cela lance la course devant et déclenche la grande explication. En revanche, un leader, jusque-là mal placé, peut tenter un coup dans l'Aubisque car, ensuite, il n'y a plus que de la descente. L'arrivée n'étant pas au sommet, les vrais grimpeurs ne vont pas s'affoler : ils resteront dans les roues. Les autres, ceux qui finiront entre la 15e et la 30e place du Tour, devraient se disputer la victoire après avoir éliminé les principaux sprinteurs.
| Vendredi 15 juillet 13h50 13e étape : Pau - Lourdes (152,5 km) |
| Vendredi 15 juillet 14h15 13e étape : Pau - Lourdes (152,5 km) |
| Vendredi 15 juillet 14h55 13e étape : Pau - Lourdes (152,5 km) |
Résumé de la dernière étape :
Il a gagné :
Il y a dix ans, Roberto Laiseka s’imposait à Luz-Ardiden dans le Tour de France 2001. Un autre Basque lui a succédé dans la station des Hautes-Pyrénées. Champion olympique en titre, Samuel Sanchez décroche à 33 ans sa première victoire sur le Tour de France. «C’est une journée pleine d’émotion, car j’ai roulé dans cette marée orange, devant notre public, c’était très impressionnant. Par rapport à mon titre olympique c’est totalement différent, car cette victoire s’était jouée très loin d’ici». En retard au général après un début de Tour catastrophique, l’Espagnol a su profiter de sa situation pour effectuer un joli rapproché (8e à 4’11’’). 4e du Tour en 2010, le voici aussi orné du Maillot à Pois. «Ce n’est qu’un bonus», lâche-t-il.
La journée des favoris :
Qui est le vrai perdant de cette 12e étape ? Pour la première fois sur le Tour de France, Alberto Contador (7e à 4’00’’ au général) a perdu du temps dans une étape de montagne. Il ne s’en formalise pas pour autant. «Aujourd'hui, c'était un peu la conséquence de mes chutes. Mais ça ira de mieux en mieux», tente-t-il de rassurer. D’ailleurs, Andy Schleck (4e à 2’17’’) note. «Si c'est son jour sans, il va être fort dans quelques jours». Pourquoi diable ne pas donc avoir attaqué plus tôt ? Si Frank Schleck (2e à 1’49’’) se classe désormais premier des leaders, il faudra encore déloger un Cadel Evans (3e à 2’06’’) serein ce jeudi. Cette première étape de montagne aura au moins permis d’affiner la liste des prétendants au général à 8 noms, en comprenant Ivan Basso (5e à 3’16’’) et Damiano Cunego (6e à 3’22’’). Andreas Klöden (44e de l’étape à 8’26’’), Tony Martin (48e à 9’03’’) et Robert Gesink (77e à 17’44’’) sont passés à la moulinette.
La journée des Français :
Certes, il n’y a pas eu de victoire d’étape en ce 14 juillet. Mais on en a vu de toutes les couleurs dans le ciel pyrénéen. Du Jaune et du vert d’abord, grâce à l’abnégation de Thomas Voeckler (9e) et de son équipe Europcar, conduite par un grand Pierre Rolland (10e). L’Alsacien, qui a ressuscité son habit de guerrier déjà démontré en 2004 avec le même maillot, peut vraiment voir plus loin qu’il n’ose se l’imaginer. On a aussi vu du Blanc, avec la découverte d’Arnold Jeannesson (12e). Pour son premier Tour de France, le cyclo-crossman de 25 ans (13e au général) devient le meilleur jeune de ce Tour. Une façon de récompenser le nouveau baroud de Jérémy Roy, seulement repris à 7 kilomètres de l’arrivée. La journée a été plus difficile pour Jérôme Coppel (21e) et Jean-Christophe Péraud (26e). Les deux hommes sont à plus de 8 minutes au général. On dénombre tout de même six Français dans les 25 premiers, soit le plus fort contingent loin devant l’Espagne (3 coureurs).
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