[Cyclisme] Tour de France 2011. 21e étape : Créteil - Paris-Champs Elysées (95 km).
Traditionnellement depuis 1975, le Tour de France s'achève par une arrivée prestigieuse sur les Champs-Elysées. Au départ de Créteil, petite pensée pour Laurent Fignon qui a été licencié au club local. En 1989, son duel avec Greg LeMond avait jusqu'au bout maintenu le suspense sur le résultat. En cette seule occasion, la dernière étape s'est déroulée contre la montre. Les autres fois, le final s'est toujours disputé au sprint, sauf à quatre reprises. Les exceptions concernent Alain Meslet en 1977, Bernard Hinault en 1979, Eddy Seigneur en 1994 et Alexandre Vinokourov en 2005.
| Dimanche 24 juillet 14h15 21e étape : Créteil - Paris-Champs Elysées (95 km) |
| Dimanche 24 juillet 14h25 21e étape : Créteil - Paris-Champs Elysées (95 km) |
Résumé de la dernière étape :
Il a gagné :
Tony Martin n’était pas en terre inconnue. Il y a un peu plus d’un mois sur le Dauphiné, le rouleur allemand avait déjà avalé les 42,5 km à vitesse grand V. Malgré trois semaines de Tour dans les pattes, il n’a mis que cinq secondes de plus par rapport à son chrono de référence. «J’ai vite trouvé mon rythme, et j’ai réussi à monter assez vite toutes les côtes, puis dans les descentes j’avais une bonne vitesse», résume assez bien le coureur de HTC-Highroad. Il a tout de même retenu son souffle en voyant dévaler Cadel Evans. Cette victoire, la première dans un grand tour, sauve un Tour de France décevant (44e à 1h30’20’’) où il pensait être capable de viser le Top 10.
La journée des favoris :
La troisième fut la bonne. Pour avoir déjà buté sur Alberto Contador (2007) et Carlos Sastre (2008) dans l’exercice du contre-la-montre, Cadel Evans avait minutieusement préparé son affaire. La méticulosité a payé. «Aujourd’hui, j’ai juste abordé cette journée comme une autre. Nous avions un plan qui passait par les points A-B-C-D, et nous l’avons suivi», raconte-t-il simplement. Connaissant les trajectoires par cœur, il laisse Andy Schleck à 2’30’’. Le trou est énorme. Le Luxembourgeois, 2e pour la 3e année de suite, commence à se construire un palmarès à la Ullrich (1 victoire quand même) ou à la Poulidor. «Félicitations à Cadel, il le mérite. Je suis fier de mon équipe et de monter sur le podium avec mon frère Frank», philosophe-t-il pour l’instant. 20e de l’étape, celui-ci a bien limité la casse pour repousser la menace Thomas Voeckler ou Alberto Contador, qui finit 5e de ce Tour (en attendant la décision du TAS au mois d’août). C’est la première fois que deux frères montent ensemble sur le podium du Tour.
La journée des Français :
Une nouvelle fois, Thomas Voeckler a tout donné. 13e de l’étape, il réalise le plus beau chrono de sa carrière. Il n’échoue qu’à 50 secondes de la 3e place de Frank Schleck pour le podium. Il sait où ce temps a été perdu. «Il avait évidemment des regrets par rapport à la journée d’hier. Ce qui s’est passé s’est passé, on ne peut pas revenir dessus», nous confie Anthony Charteau. Même s’il y a une injustice quelque part à ne pas le retrouver pour les célébrations sur les Champs-Elysées, il se réjouira d’y voir son coéquipier Pierre Rolland. 21e ce samedi (11e au général), le vainqueur de l’Alpe d’Huez s’est arraché dans un exercice qui n’est pas le sien pour préserver son Maillot Blanc. Il succède à Benoît Salmon, dernier Français meilleur jeune du Tour en 1999. La place de meilleur Tricolore du jour revient à Jean-Christophe Péraud (6e). L’ancien vététiste a rempli son objectif en terminant son premier Tour à la 10e place. Jérémy Roy a quant à lui été logiquement élu super-combatif.
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