[Rugby] Coupe d'Europe. Quart de finale. Biarritz (Fra) / Toulouse (Fra). A San Sebastian (Espagne).
Le Biarritz Olympique et Toulouse s’affrontent dans un remake de la finale de l’an passé. Les Basques sont cette fois décidés à passer l’obstacle toulousain dans un stade Anoeta en fusion.
Les chemins du Biarritz Olympique et de Toulouse vont une nouvelle fois se croiser sur l’échiquier européen. Pas en finale de la H Cup remportée par les Haut-Garonnais d’une courte tête (21-19) le 22 mai 2010, mais en quarts de finale cette fois. Autre stade de la compétition mais aussi autre lieu. Sacré au Stade de France il y a un peu plus d’un an, les Rouge et Noir devront cette fois se déplacer dans l’arène d’Anoeta. Une donnée qui pourrait peser lourd puisque les Biarrots ont déjà disputé quatre quarts de finale à San Sebastian et en ont remporté trois. «Il y a beaucoup d’excitation car on a souvent échoué sur la dernière marche. On retrouve la saison printanière et le soleil, forcément on voit plus d’enthousiasme sur le visage des joueurs. On a envie de la gagner. Le fait aussi de jouer à Anoeta est important car ce sont des matches incroyables»,nous avouait Imanol Harinordoquy en stage à Hendaye cette semaine.
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Anoeta, bastion presque imprenable
Les Toulousains pourraient regretter la défaite dans les dernières minutes face aux Wasps en phase de poules (21-16). A cause d’elle, les tenants du titre se sont mis en danger en jouant à l’extérieur leur quart même si 6300 supporters (sur les 32000 places) feront le voyage. «San Sebastian est le genre d’endroit redouté par n’importe quel adversaire. La foule et l’ambiance qui y règnent donnent aux joueurs de Biarritz un net avantage dès le coup d’envoi. Je sais de quoi je parle, car c’est ce que j’ai ressenti quand les Basques m’encourageaient», se souvient le Toulousain Census Johnston, passé par le BO (2005-2006).
Des absents à Toulouse
Heureusement, Toulouse conserve des certitudes dans son jeu. Corrigés par le Racing Métro (43-21) en Top 14, les Stadistes se sont rassurés en allant s’imposer à Perpignan (24-25), peut-être la meilleure équipe de la deuxième partie de saison. «Notre résultat la semaine précédente contre le Racing Métro nous avait vraiment laissé un goût amer, et gagner à Perpignan nous a donné un sacré regain de confiance», poursuit le Samoan qui s’attend à un combat titanesque en conquête. L’an passé, Toulouse avait en effet surclassé Biarritz dans ce domaine en dominant le secteur de la mêlée. Sauf que la donne pourrait être différence dimanche. Malgré l’absence préjudiciable du talonneur Benoît August, l’épine dorsale du BO reste impressionnante avec une deuxième ligne Thion-Lund très puissante et un leader naturel, Imanol Harinordoquy en grande forme. En face, Toulouse aura à gérer les absences des piliers Lecouls et peut-être d'Human en première ligne mais aussi celle de Thierry Dusautoir.
Léger avantage Biarritz
Et les pépins du Stade Toulousain ne s’arrêtent pas là. Ils se sont aussi étendus aux lignes arrières. Byron Kelleher et Frédéric Michalak manqueront ainsi à l’appel. En face de Dimitri Yachvili, le jeune Nicolas Bézy (22 ans) aura la lourde tâche de former la charnière avec David Skrela. Autant d’absences qui compliqueront la tâche du XV de Guy Novès, surtout que les trois quarts biarrots sont plus dangereux cette saison que l’an passé. Autant d’éléments qui plaident donc en faveur d’un léger avantage aux Basques qui n’ont plus étoffé leur palmarès depuis 2002 et un titre de champion de France.
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