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[Basket] Euro masculin 2007. 2e phase. Groupe F. France / Turquie. A Madrid (Espagne).Match commenté par David COZETTE et Georges EDDY
Etrange et frustrante formule qui accouche d'une rencontre sans enjeu à la veille d'un match couperet, comme une sorte de partie de cartes le soir au milieu d'une guerre de tranchées. La France sait déjà qu'elle rencontrera la Russie en quarts de finale jeudi (probablement à 19h et non à 21h30 comme prévu initialement) alors que la Turquie, passée à deux doigts de battre l'Italie et de sauver sa peau, est déjà éliminée de l'Euro et n'ira pas aux JO de Pékin. De quoi démobiliser plus d'une équipe, même si l'entraîneur Boscia Tanjevic assure que ses joueurs NBA, Hidayet Turkoglu (34 points face aux Italiens) et Mehmet Okur, seront sur le terrain. «Si on perd ce match et qu'on a un résultat derrière, on aura oublié cette défaite. Si on le gagne et qu'on perd le quart de finale, on ne pensera qu'au quart», résume Claude Bergeaud.
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Et si la France gagne les deux matches, dira-t-on que ce match officiel très amical a préparé les Bleus à rencontrer la Russie ? Claude Bergeaud ne se voit pas essayer contre les Turcs des formes de jeu dont ils aurait ensuite besoin face aux Russes : «Comment peut-on préparer le quart alors qu'on aura totalement autre chose en face ?». Il est vrai que si le coach David Blatt a donné un collectif clef en main aux Russes, Tanjevic ne parvient toujours pas à contrôler ses "Américains". Cette dernière rencontre dans le Tour huitièmes de finale doit permettre aux Bleus en revanche de poursuivre leur travail sur eux-mêmes. «Il faudra se partager un petit peu entre l'idée de ne pas laisser trop d'énergie et celle d'avoir la même envie collective, explique le sélectionneur. On ne peut pas avoir des joueurs leaders qui gèrent en pensant au lendemain parce que notre jeu n'est pas encore suffisamment sécurisé».
Diaw : «On ne peut pas se réserver»
Dernière solution, la pire : les Bleus perdent deux fois, se déréglant en prévision de jeudi en jouant à moitié le mercredi. Peu probable mais possible. «Si on se repose contre les Turcs, ça fait trois jours sans jouer, c'est pire, prévient le capitaine Boris Diaw. Je ne pense pas qu'on puisse se réserver, il faut vraiment travailler. On n'est pas constant donc il faut qu'on travaille là dessus et c'est le genre de match qui peut nous permettre ça.» Par son contexte particulier, ce match peut aussi servir à remettre en selle des joueurs en difficulté, à l'instar de Joseph Gomis, «en crise sur le shoot» selon Claude Bergeaud, qui l'a sorti du cinq majeur au profit de Tariq Kirksay et hésite à l'y replacer. Pour motiver ses joueurs, le sélectionneur a d'ailleurs trouvé un petit bout d'enjeu quand même dans l'histoire des France-Turquie : «Nous allons affronter un adversaire revanchard sur ce qui lui est arrivé au Championnat du monde (défaite 64-56 contre les Français dans le match pour la cinquième place)». Mouais.
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